Faciliter un passage …sans rien FAIRE

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J’ai pris conscience de la puissance de la vie en accompagnant la naissance.

Ma compréhension de la réalité s’est transformée lorsque j’ai accompagné ce que j’appelais la fin de vie.

Je sais que je vais déranger un peu avec ce texte en comparant la naissance et la mort, mais je pense aussi que ça va peut-être résonner en vous.

La grande question : comment accompagner ces passages dans cette nouvelle conscience que la vie est là, en nous et que nous n’avons rien à faire à part la laisser vivre ?

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Pure conscience

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Je suis de plus en plus consciente que la conscience est toujours là et préexiste de tout concept ou croyance. Nous n’avons pas à devenir conscients, nous n’avons pas à la chercher puisqu’elle est là. Nous avons à nous reconnaître pure conscience et non à chercher quelque chose qui est là, en nous et partout.

Alors que nous l’accompagnions vers son dernier passage, maman est revenue vers nous, en pleine conscience, avec un corps très malade, elle nous a montré qu’en ne portant pas son attention sur son corps, ses blessures et sa souffrance, tout ceci n’existait plus!

Elle n’était plus identifiée à son corps et souriait en regardant ses blessures. À ce moment-ci, elle était conscience pure et nous démontrait qu’elle était bien plus que sa maladie physique.

D’ailleurs, elle a guéri en étant capable de changer son regard de place tout au long des mois qui ont suivi: en revenant dans la pure conscience elle se désidentifiait et se laissait Être tout simplement. Alors elle retrouvait la Joie pure et la liberté.

Cet enseignement m’a bouleversée et transformée aussi. Je vis depuis quelques semaines des douleurs qui m’enjoignent à les dépasser, à arrêter de vouloir les contrôler ou résister. Lorsque je porte mon attention non plus sur l’inconfort mais sur  la Vie en moi, que je la sens me traverser, j’observe que ces symptômes ne sont plus dérangeants. Ce changement d’attention est très puissant.

Dans mon cas, ces inconforts reviennent encore mais j’en ai moins peur car j’apprends à réaliser ce que je suis vraiment et j’expérimente tranquillement cette liberté d’Être.

Alors il devient encore plus clair que la conscience ne meurt jamais.

 

 

 

Rester avec moi-même

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crédit photo Marie-Eve B.Lévesque

«Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout….quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour.» Christiane Singer a écrit cette phrase dans une nuit de souffrance extrême peu avant sa mort.

Lâcher le connu, lâcher ses résistances nous semble si difficile tout au long de notre vie… et particulièrement lors de passages fondateurs comme la naissance ou la mort. Lorsque je souffre physiquement, si je m’accroche à ma douleur, elle reste. Lorsque je respire et me connecte au plus grand en moi, à ce qui vit en moi, elle se dissout…Je constate que je ne suis pas cette douleur.

Lorsque je m’accroche à des idées, à des croyances et que je regarde la vie à travers la lorgnette étroite d’une vision purement matérielle: je souffre, je suis insatisfaite et je me consume dans mes attentes…Lorsque je lâche mes croyances, ma vie se transforme réellement et devient plus joyeuse.

Lorsque je ne vis pas totalement l’instant, je deviens le jouet de mes pensées. Dans l’instant, tout est parfait. Seules mes projections créent la peur et la contraction.

J’expérimente ces bouleversements intérieurs depuis quelques mois. J’y avais gouté il y a 20 ans mais j’avais «oublié» par la suite…ma mère a ré-ouvert ce chemin vers l’essentiel. Bénéfices collatéraux de sa EMI.

Je sens que je retourne à la maison, en moi, de plus en plus. Et je constate que beaucoup de comportements et d’enjeux ont lâché.

Libérée de toutes ces croyances auxquelles je m’identifiais et qui, tout à coup, n’existent plus. Toutes ces illusions auxquelles je m’accrochais fondent comme neige au soleil et je continue de vivre, je ne m’écroule pas…je ne suis pas vide mais pleine de Vie.

Je ne Suis pas mes croyances, je ne Suis pas mes peurs et je ne Suis pas mes douleurs.

Voilà les grandes transformations qui se vivent en moi en ce début 2017 et qui m’apportent une grande liberté et joie. Ça bouge encore mais ça s’installe de plus en plus.

 

 

Le message d’espoir de Germaine dans les Antilles

Dans le cadre du festival du féminin  en Guadeloupe et Martinique, j’ai pu partager,  accompagnée de ma grande amie Ginette,  l’expérience de maman et aussi notre vécu, nous qui l’avons accompagnée. Les femmes présentes ont été touchées, bouleversées et reconnaissantes de ce partage d’amour et d’espoir.

La guérison de maman et sa connection avec cet espace d’amour inconditionnel continuent d’inspirer ceux qui entendent son histoire.

Elle voulait que ce livre soit écrit et je constate qu’il diffuse son message au gré des rassemblements qui se présentent à nous.

J’ai pu partager dans ces deux conférences l’histoire de maman mais aussi la mienne dans ce parcours d’accompagnement et de transformation. Mon rapport à la vie et ma confiance  évoluent au fil des mois; ma conscience et mon coeur s’ouvrent, portés par la présence de maman. Je me «détends», plus connectée à l’essentiel, reliée à une joie profonde, de plus en plus respectueuse de mon intégrité et de ce qui se présente.

Tout ceci pour confirmer que ces expériences de mort imminente ou provisoire concernent non seulement ceux qui les vivent mais aussi ceux qui sont autour…ce sont des cadeaux qui se partagent. Il est vraiment important de les maintenir bien vivantes car il est facile d’oublier et de retourner à une vie plus petite, reduite au corps, aux histoires de vie et au matériel.

Avec Ginette, nous partageons, nous offrons ce cadeau que nous avons reçu. Car notre vie n’est plus la même, tout comme celle de Germaine s’est transformée.

Savoir au plus profond de soi que tout est possible transforme une vie! Je le sais maintenant dans mes cellules. Mon cerveau n’a rien compris à l’expérience de ma mère mais mon coeur s’ouvre chaque jour un peu plus car j’intègre la puissance de la Vie, sa profondeur, sa vastitude.

Maman nous démontre que l’on peut choisir de vivre dans la joie, dans une présence simple, humble et lumineuse quel que soit notre âge et notre condition. Elle nous a prouvé que nous ne sommes pas seulement un corps, que tout est possible lorsque nous sommes connectés à notre source et à notre coeur.

Tout ce qu’elle a vécu dépasse notre compréhension. C’est ce que je veux transmettre et ne pas oublier. C’est si facile d’oublier et de revenir dans la petitesse de nos croyances.

Ce message de simplicité, de retour à l’essentiel, à la Vie et à notre vastitude touche les coeurs. Le livre inspire et rassure. Plusieurs femmes présentes l’année dernière au festival dans les Antilles, avaient acheté le livre et m’ont témoigné cette année de la puissance du message qui les a porté tout au long des mois qui ont suivi.

Cette expérience initiée il y a 2 ans continue de nous transformer et je suis pleine de gratitude pour ce cadeau.

Maman est revenue porteuse d’un message d’espoir et nous le diffusons avec joie!

Deux ans plus tard

 

Voici deux entrevues que nous avons enregistrées avec Ginette et Germaine afin de vous donner des nouvelles deux ans plus tard après l’expérience de maman. Je l’appelle l’expérience de maman mais elle est devenue notre expérience puisque nous avons vécu des transformations intérieures majeures….des bénéfices collatéraux!

J’ai beaucoup observé maman au fil des mois et comment cet état de joie et de gratitude s’est ancré dans son quotidien, en profondeur. Et j’ai finalement réalisé que moi aussi je me suis transformée…. mes proches me l’ont confirmé avec un sourire.

Je n’ai pas choisi ces changements mais j’ai pu choisir de leur faire de la place. Tous les moments difficiles traversés ces derniers mois m’offraient deux choix: rester dans la souffrance ou tenter de recontacter cet espace rencontré avec ma mère, cet espace de joie pure, d’amour dans lequel elle a guéri et est revenue transformée…

Qu’avais-je à perdre?

À force d’ouvrir mon coeur à cette union avec cet espace en moi et autour de moi,  sans chercher de solutions à l’extérieur, cet état s’est installé de plus en plus en moi, en profondeur et de nombreux conditionnements ont lâché …comme ça, sans que je m’en rende vraiment compte.

Un beau matin, on réalise que la vie ne goûte plus tout à fait la même chose.

Quel bonheur de constater qu’on n’est plus tout à fait pareil comme avant, qu’on est plus libre en dedans.

En nourrissant l’amour et la paix en moi, celle-ci s’est installée dans ma vie et les décisions, les choix se font presqu’à mon insu.

C’est si simple qu’on ne le fait pas car on recherche souvent des solutions plus complexes, justifiant peut être l’ampleur de notre détresse.

En étant plus en paix avec la vie, je réalise que je libère bien des êtres autour de moi.Ma raison tenait le fort de ma vie.

Comme me l’a souvent répété Ginette, tout se passe en nous et j’en mesure la puissance à ce jour. Tout se précise et les attentes se font moins fortes, les projections moins denses…

Gôuter à cet espace me pousse à continuer car c’est ici que je touche plus de joie et de justesse dans ma vie.

Merci Ginette, merci Germaine …quel apprentissage!

 

Comment serai-je à l’approche de ma mort?

Plusieurs amis et connaissances vivent en ce moment la maladie et certains traitements ardus. Ils apprivoisent la proximité de la mort et rêvent de guérison. Maman nous a souvent répété: «pourquoi suis-je revenue? Pourquoi avoir guérie? Pourquoi moi?» Elle n’a pas de réponse. C’est ainsi.

Ce récit de guérison peut faire naître des sentiments d’espoir et aussi d’injustice chez ceux qui vivent avec la maladie et un pronostic sombre. Je parle beaucoup de notre expérience en terme de joie et de moments de grâce. Mais ceux qui ont lu le livre savent que la souffrance, le doute, le chagrin et la peur nous ont tous visités dans ce processus. Maman avait appris à vivre avec le cancer depuis 4 ans lorsqu’elle a été ré-hospitalisée en urgence. Cette fois-ci, nous avions perdu tout espoir. Nous l’avons ainsi accompagnée vers la mort. Et puis elle est revenue transformée et guérie avec un message de paix et d’amour qu’elle continue de porter.

Et moi, sa fille, si je tombe malade, quelles seront mes décisions et mes choix? Je ne sais pas. Où en serai-je à ce moment-ci, quelles seront mes peurs et mes souhaits? Je suis par contre convaincue que maman est revenue pour nous permettre d’apprivoiser ce dernier passage et surtout de vivre nos vies pleinement.

Je n’ai aucune certitude mais je sais maintenant que ce passage semble proposer un retour au coeur de soi, «un retour à la maison».  Maman me répète sa confiance et sa foi en la vie qui se vit au-delà de notre seul corps.

Elle reste malgré tout «humaine» et certaines craintes resurgissent comme la peur de la rechute et de la douleur lorsque son organisme vit un déséquilibre. Mais elle ne s’y attache pas trop et me montre le chemin de la foi. La foi en la Vie qui se vit en nous et ne se restreint pas à ce corps.

Elle médite, prie et se recentre sur l’essentiel en permanence. Rien ne semble acquis. Elle vit chaque jour avec son lot de bonnes et mauvaises nouvelles. Elle continue son chemin sans aucune certitude de ce qui va se présenter.

Personnellement, je ne sais pas du tout comment je réagirai face à une grosse mauvaise nouvelle. Pour l’instant, j’observe maman dans son quotidien, je l’écoute et j’essaie d’intégrer.

Je sais aussi qu’elle nous porte tous dans son coeur et prie pour la paix en nos coeurs.

Isabelle

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crédit photo lalobaphoto

 

 

Entre EMI et guérison spontanée

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Voici l’article de Catherine Maillard qui présente mon livre sur le site de l’INRESS, site de référence dans le domaine de la conscience, de la mort et de la spiritualité.

S’appuyant sur les dernières recherches, l’INRESS continue de questionner, de repousser les croyances afin de s’ouvrir à de nouvelles connaissances sur la conscience humaine.

Pour tenter de comprendre ce phénomène de guérison et d’éveil, la journaliste a rencontré Christine Angelard, auteure de « la médecine soigne, l’amour guérit» et qui a écrit la préface de mon livre; elle a aussi interviewé Dr JJ Charbonier, spécialiste français des EMI. Vous pourrez également lire les hypothèses de Christian Boukaram, radio-oncologue à Montréal et du Dr Olivier Chambon, psychiatre et auteur de plusieurs livres sur les expériences autour de la mort et des états modifiés de conscience.

Ode à l’amour

main-lumièreVoilà ce que j’ai partagé à mes amis et à leur famille, lorsque nous étions réunis après le décès de leur maman.

«Je suis là aujourd’hui, invitée par mon amie et sa famille afin de rendre hommage à leur père pour sa présence auprès de leur maman dans ses derniers instants.

Je suis ici pour parler de la force de l’amour au seuil du dernier passage.

Mon amie m’a demandé de témoigner car j’ai transmis dans mon dernier livre le message de ma mère que j’ai accompagnée vers son dernier passage fin 2014 et qui, après une expérience de mort imminente, est revenue à la vie pour nous raconter ce qu’elle a vu de l’autre côté, dans l’au-delà et ce qui l’a aidée dans ce passage.

Elle nous a parlé de l’importance de notre accompagnement, de notre présence, de notre amour qui l’enveloppait et la rassurait. L’amour qui sécurise et permet de s’abandonner.

La famille de Rachel voulait honorer leur père qui a osé vivre pleinement les derniers instants de sa femme allongé à ses côtés, la caressant et l’embrassant. Elle a ainsi pu profiter jusqu’à la fin de la présence aimante de son mari.

Nous ne sommes pas habitués à cela, souvent inquiets quand le décès approche et moins enclins à caresser un corps qui se transforme… Pourtant, maman m’a confirmé à quel point il est important d’être touché(e) et aimé(e) lorsqu’on doit tout abandonner et se laisser aller de l’autre côté de cette vie.

Cela prend beaucoup d’amour pour accepter de lâcher prise et de quitter cette vie et les siens. Seul l’amour aide à transcender la douleur et la peur.

Maman nous a témoigné à maintes reprises de la Joie et de l’amour pur rencontré de l’autre coté. Et que sans notre présence et l’amour des siens autour d’elle, elle n’aurait pas vécu ce passage en toute sérénité. Car elle n’avait plus peur et n’avait aucune anxiété.

Elle nous a bien confirmé et répété que la vie continuait même lorsque le corps physique arrête de fonctionner. »

Isabelle