Comment serai-je à l’approche de ma mort?

Plusieurs amis et connaissances vivent en ce moment la maladie et certains traitements ardus. Ils apprivoisent la proximité de la mort et rêvent de guérison. Maman nous a souvent répété: «pourquoi suis-je revenue? Pourquoi avoir guérie? Pourquoi moi?» Elle n’a pas de réponse. C’est ainsi.

Ce récit de guérison peut faire naître des sentiments d’espoir et aussi d’injustice chez ceux qui vivent avec la maladie et un pronostic sombre. Je parle beaucoup de notre expérience en terme de joie et de moments de grâce. Mais ceux qui ont lu le livre savent que la souffrance, le doute, le chagrin et la peur nous ont tous visités dans ce processus. Maman avait appris à vivre avec le cancer depuis 4 ans lorsqu’elle a été ré-hospitalisée en urgence. Cette fois-ci, nous avions perdu tout espoir. Nous l’avons ainsi accompagnée vers la mort. Et puis elle est revenue transformée et guérie avec un message de paix et d’amour qu’elle continue de porter.

Et moi, sa fille, si je tombe malade, quelles seront mes décisions et mes choix? Je ne sais pas. Où en serai-je à ce moment-ci, quelles seront mes peurs et mes souhaits? Je suis par contre convaincue que maman est revenue pour nous permettre d’apprivoiser ce dernier passage et surtout de vivre nos vies pleinement.

Je n’ai aucune certitude mais je sais maintenant que ce passage semble proposer un retour au coeur de soi, «un retour à la maison».  Maman me répète sa confiance et sa foi en la vie qui se vit au-delà de notre seul corps.

Elle reste malgré tout «humaine» et certaines craintes resurgissent comme la peur de la rechute et de la douleur lorsque son organisme vit un déséquilibre. Mais elle ne s’y attache pas trop et me montre le chemin de la foi. La foi en la Vie qui se vit en nous et ne se restreint pas à ce corps.

Elle médite, prie et se recentre sur l’essentiel en permanence. Rien ne semble acquis. Elle vit chaque jour avec son lot de bonnes et mauvaises nouvelles. Elle continue son chemin sans aucune certitude de ce qui va se présenter.

Personnellement, je ne sais pas du tout comment je réagirai face à une grosse mauvaise nouvelle. Pour l’instant, j’observe maman dans son quotidien, je l’écoute et j’essaie d’intégrer.

Je sais aussi qu’elle nous porte tous dans son coeur et prie pour la paix en nos coeurs.

Isabelle

dsc_5125lalobaphoto-meditationaller-retourverslaudela2016

crédit photo lalobaphoto

 

 

Rencontre avec Germaine

dsc_5098lalobaphoto-meditationaller-retourverslaudela2016

 

Dimanche 21 août 2016, nous avons organisé la toute première rencontre de maman avec le public. Ce fut un moment touchant et important pour nous tous. L’espoir, la joie, la simplicité et la lumière étaient au rendez-vous. Ginette et moi avons partagé nos expériences en tant qu’accompagnantes de ce passage vers la mort puis la guérison et maman a transmis avec émotion et simplicité sa transformation. Les participants nous ont témoigné de l’importance de la rencontrer afin de prendre réellement conscience de sa guérison et surtout de son nouveau regard sur la vie, joyeux et libre. Elle nous a transmis la possibilité de nous libérer ici et maintenant de nos croyances, de nos peurs et de vivre sans craindre la mort…qui n’est qu’un passage vers plus de lumière.

dsc_5121lalobaphoto-meditationaller-retourverslau-dela2016

dsc_5109lalobaphoto-meditationaller-retourverslau-dela2016

 

Crédit photo Marie-Eve B.Lévesque

La mort, la vie et la joie.

IMAGE SITEJ’ai eu envie d’écrire ce billet autour de la Joie, de la vie et de la mort car, comme je vous l’ai déjà dit, je sens que j’intègre les apprentissages reliés à l’expérience d’accompagnement de ma mère vers la mort puis son retour à la vie transformée, guérie et joyeuse. Cela fait 2 ans que je me sens en grande transformation même si je n’ai pas vécu personnellement cette expérience vers la mort.

Ma vie a été chambardée…pas dans ma routine d’accompagnante de ma mère mais dans ma vie intérieure, mes croyances, mes valeurs, ma présence à la vie. J’ai écrit l’histoire de ma mère dans le livre  Aller-retour vers l’au-delà et maintenant j’ai envie de parler de mes apprentissages sur ce chemin et de certaines rencontres bouleversantes qui nourrissent mes prises de conscience.

Dernièrement, j’ai visité une femme, Amala, quelques jours avant son décès. Je suis allée la voir dans la maison de soins palliatifs où elle résidait jusqu’à son dernier passage. Je la connaissais à peine; nous nous étions rencontrées par l’intermédiaire du yoga et nous avions parlé pour la première fois suite à la parution de mon livre qu’elle avait lu quelques mois auparavant.

Lorsque je l’ai revue, j’étais face à une femme très diminuée physiquement mais sereine, joyeuse, les sens en éveil, prête à changer de vie en toute conscience. Je n’ai pas senti de tristesse ou de peur mais plutôt de la joie et la certitude que sa vie se transformait. Elle avait tout préparé pour son départ, son urne et sa fête de vie pour rassembler ses amis. Nous sommes restées en silence, puis j’ai massé son corps et nous étions remplies de cet instant si riche de peu de mots.

J’aimerais aussi vous présenter Anne-Marie Seguin qui nous transmet sa vie en fin de vie via ses vidéos et un documentaire réalisé par Marcia Pilote  La mort m’a dit. Nous pouvons la suivre dans sa préparation de sa fin de vie: comment aborde-t-elle chaque journée avec son lot d’incertitudes, de douleur et de deuils à faire.

En effet, comment vit-on lorsqu’on sait qu’on va mourrir? Drôle de question car nous savons tous que nous allons mourrir…mais nous vivons comme si la mort ne faisait pas partie de notre vie! Nous sommes toujours surpris et scandalisés lorsque la mort, la grande faucheuse, débarque sans prévenir et nous sépare d’un être cher. Alors quand la maladie survient, tout le monde s’attend à ce que cette personne se batte, résiste.

L’entourage d’une personne malade ou en fin de vie est souvent rassuré par des actions concrètes. Car, dans notre monde, nous  avons tendance à croire que si nous posons une action, en acceptant tous les traitements possibles par exemple, nous agissons pour rester en vie.

Pourtant, maman nous a démontré qu’en stoppant tout, en s’intériorisant, en se reliant au plus grand que soi, elle posait une «non action» qui l’a amenée  dans un espace de conscience dans lequel ses cellules se sont régénérées. Il y a eu guérison, ce qui nous démontre notre grand potentiel. Avant cela, j’ai constaté sa joie, son absence de douleur physique et mentale après chaque période de  repos, en silence, en méditation et en prière. Ne rien faire était le plus efficace pour elle à ce moment-ci.

Nous avons toujours l’impression que nos actions nous aident à avancer. Mais qu’est-ce qui détermine notre action? La peur ou un choix profond? Une action vide de sens ne nous mène nulle part. Une action qui nous étourdit ne sert à rien d’autre qu’à nous distraire. Nous sommes pourtant programmés pour agir et être efficients.

Et si ne rien faire, méditer, prier ou se mettre à l’écoute de soi nous rendait réellement plus calmes, plus justes, plus conscients de nos réels besoins et nous amenait exactement là où l’on doit être ?

Mais qu’il est difficile de ne rien faire. Qu’il est difficile de ne pas se battre contre la maladie. Nous n’avons pas à nous battre. Nous ne gagnons ou ne perdons aucun combat contre la maladie.

J’ai déjà fait le lien dans d’autres textes et dans mon livre entre notre naissance et notre mort ; entre ce que vit une femme qui accouche et ce que j’ai pu observer chez un mourant.

La lutte et la résistance  augmentent la peur et la douleur. Lorsque j’accompagne une femme qui est sur le point d’accoucher, la peur est souvent au rendez-vous. La femme qui devient mère est face à une mort : elle ne sera plus jamais pareille. Si elle a pu apprivoiser ses sensations et être rassurée, elle va oser s’abandonner et renoncer à ce qu’elle connait. Cela demande un abandon et une confiance totale en la vie, quoi qu’il se passe.

Anne-Marie Seguin a fait ce lien également et témoigne de ce que la douleur lui a appris: regarder ce qui lutte en dedans, ce qui n’est pas à sa place, ce qui doit être compris. Elle parle de toutes les sensations rencontrées, du bien-être à la douleur, qui ont toutes leur raison d’être à chaque instant. Ça n’est ni bien ni mal.

Tout est là pour nous amener un peu plus loin selon elle. Bien sûr, la douleur du corps en fin de vie sera soulagée. Mais elle affirme n’avoir aucune douleur psychologique car la mort qui arrive fait partir intégrante de sa vie.

«La mort m’a dit qu’il est bon de vivre et qu’il n’y a rien à craindre» (extrait du film La mort m’a dit)

«Je n’ai aucun souvenir de souffrance et je n’ai pas eu peur de mourrir» (Germaine)

«Je suis née naturellement, j’ai vécu naturellement, je vais mourir naturellement  »(Anne-Marie

Isabelle Challut

Entre EMI et guérison spontanée

Capture d’écran 2016-06-01 à 09.19.43

Voici l’article de Catherine Maillard qui présente mon livre sur le site de l’INRESS, site de référence dans le domaine de la conscience, de la mort et de la spiritualité.

S’appuyant sur les dernières recherches, l’INRESS continue de questionner, de repousser les croyances afin de s’ouvrir à de nouvelles connaissances sur la conscience humaine.

Pour tenter de comprendre ce phénomène de guérison et d’éveil, la journaliste a rencontré Christine Angelard, auteure de « la médecine soigne, l’amour guérit» et qui a écrit la préface de mon livre; elle a aussi interviewé Dr JJ Charbonier, spécialiste français des EMI. Vous pourrez également lire les hypothèses de Christian Boukaram, radio-oncologue à Montréal et du Dr Olivier Chambon, psychiatre et auteur de plusieurs livres sur les expériences autour de la mort et des états modifiés de conscience.

Ode à l’amour

main-lumièreVoilà ce que j’ai partagé à mes amis et à leur famille, lorsque nous étions réunis après le décès de leur maman.

«Je suis là aujourd’hui, invitée par mon amie et sa famille afin de rendre hommage à leur père pour sa présence auprès de leur maman dans ses derniers instants.

Je suis ici pour parler de la force de l’amour au seuil du dernier passage.

Mon amie m’a demandé de témoigner car j’ai transmis dans mon dernier livre le message de ma mère que j’ai accompagnée vers son dernier passage fin 2014 et qui, après une expérience de mort imminente, est revenue à la vie pour nous raconter ce qu’elle a vu de l’autre côté, dans l’au-delà et ce qui l’a aidée dans ce passage.

Elle nous a parlé de l’importance de notre accompagnement, de notre présence, de notre amour qui l’enveloppait et la rassurait. L’amour qui sécurise et permet de s’abandonner.

La famille de Rachel voulait honorer leur père qui a osé vivre pleinement les derniers instants de sa femme allongé à ses côtés, la caressant et l’embrassant. Elle a ainsi pu profiter jusqu’à la fin de la présence aimante de son mari.

Nous ne sommes pas habitués à cela, souvent inquiets quand le décès approche et moins enclins à caresser un corps qui se transforme… Pourtant, maman m’a confirmé à quel point il est important d’être touché(e) et aimé(e) lorsqu’on doit tout abandonner et se laisser aller de l’autre côté de cette vie.

Cela prend beaucoup d’amour pour accepter de lâcher prise et de quitter cette vie et les siens. Seul l’amour aide à transcender la douleur et la peur.

Maman nous a témoigné à maintes reprises de la Joie et de l’amour pur rencontré de l’autre coté. Et que sans notre présence et l’amour des siens autour d’elle, elle n’aurait pas vécu ce passage en toute sérénité. Car elle n’avait plus peur et n’avait aucune anxiété.

Elle nous a bien confirmé et répété que la vie continuait même lorsque le corps physique arrête de fonctionner. »

Isabelle

 

Conférences en France

Mercredi 16 mars, j’ai eu le privilège d’être invitée à Ploemeur en Bretagne dans le cadre du festival Univers’elles qui offre une pléthore d’activités dans différents lieux de la ville tout au long du mois de mars. Environ 120 personnes se sont présentées afin de participer à ma soirée sur le thème des Passages de Vie, de la naissance à la mort. J’y ai partagé notre expérience racontée dans le livre Aller Retour vers l’Au-delà et mon vécu d’accompagnante à la naissance et en fin de vie. Encore une fois, l’émotion était au rendez-vous. Le public est touché par ce témoignage de la Vie qui vit en nous au delà de notre corps, par notre expérience familiale, par l’amour qui nous a unis au delà de la tristesse. Merci à vous car cela me confirme l’importance de témoigner, de parler de l’accompagnement lors de la naissance mais aussi des personnes en fin de vie et malades. Surtout, nous touchons l’importance de re-sacraliser nos passages, de les vivre pleinement, en conscience, au service de ce qui se vit et non de nos peurs.

Témoignage sur facebook: «Superbe conférence hier soir avec Isabelle Challut sur la présence à soi et à l’autre et sur l’importance de l’accompagnement dans toutes les étapes de passages telles que la naissance, l’adolescence, la ménopause et la fin de vie , une présence douce et aimante, rassurante, empathique , un témoignage poignant, et émouvant, merci Isabelle Challut et merci à toute l’équipe d’univers’elle».

 

Rencontre avec Germaine

Bonjour, je vous partage ce jour une première capsule enregistrée avec maman, à l’aube de ses 81 ans, un an et demi après son expérience de mort provisoire et sa guérison. Après un cancer du rectum en 2010, une rupture intestinale en aout 2014 suivie d’une septicémie et deux opérations majeures, elle nous témoigne de ce qui a changé dans sa vie. Elle est en santé, elle est heureuse et vit sa vie à l’essentiel, méditant et priant quotidiennement pour se connecter à la réalité et retrouver l’union au plus grand que soi. Une belle invitation à créer cet espace dans notre vie afin d’accéder au bien être et à la paix…C’est ce qu’elle m’enseigne quotidiennement.

Isabelle Challut en France – mars 2016

DSC_5758-RBSJe serai présente en mars 2016 dans différents festivals en France afin de présenter mon livre, de vous rencontrer et vous transmettre mon expérience vécue auprès de ma mère lors de son grand passage relaté dans le livre. Venez me rencontrer à Paris,  Ploemeur (Bretagne) et Nîmes

  •  festival du féminin à Paris  – 13 mars 2016 : atelier Aller Retour vers l’au-delà  – Je présenterai le livre et partagerai l’expérience vécue avec maman et l’accompagnement lors des passages de vie.
  • Festival Univers’elles – Conférence Passages de vie le 16 mars 2016 à 20h00 à Ploemeur en Bretagne – Séance de signature
  • Salon Autour du féminin à Nîmes – Conférence  le 20 mars 2016 Accompagner la vie en présence de la naissance à la mort 

 

Inscriptions directement auprès des organisatrices.